les lumières, les surprises du parcours, et plus tard certainement les encens, tout conspire à vous faire croire que vous rêvez un rêve, mais en une forme anormale, tel qui est proche du réveil quand il rêve qu'il rêve.
Il y a peu de lumière, mais il doit en être ainsi, parce qu'il vaut mieux entrevoir que voir...
Entraînés en une danse rituelle, les convives parcourent les 7 terrasses menant au palais des Doges et au Dôme.
De terrasse en terrasse les jardins changeaient de physionomie.
On ne pouvait voir le dessin des terrasses inférieures que des terrasses supérieures, si bien que l'on peut apercevoir d'en haut le contour d'une couronne et d'autres symétries que l'on ne peut pas remarquer ni déchiffrer quand on y herre, quand on s'y perd.
Chaque terrasse, pour qui se déplace au milieu des haies, par effet de perspective offrait certaines images mais, revue de la terrasse supérieure, procure de nouvelles révélations, et même de sens opposé - et chaque degré de cette échelle parle ainsi deux langues différentes au même moment.
On devine, au fur et à mesure que l'on monte, de petites constructions. Une fontaine à la structure qui s'ouvrait sous une sorte d'arc ou petit portique, avec un Neptune piétinant un dauphin, une porte avec des colonnes vaguement assyriennes et un arc de forme imprécise, comme si on avait superposé triangles et polygones à des polygones, et chacun des sommets était surmonté par la statue d'un animal, un taureau, un serpent, un singe, un lion...
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"Credo Quia Adsurdum"
St Augustin